Sous la pression des créanciers, la Grèce subit une vente générale. 14 aéroports reviennent à une société allemande

Une société allemande remporte la privatisation de 14 aéroports régionaux grecs

L'aéroport de Thessalonique, le 16 février 2015, au nord de la Grèce

C’était prévu dans l’accord conclu le 13 juillet entre la Grèce et ses créanciers européens : en plus d’une palanquée de mesures d’austérité (refusées par référendum le 5 juillet), le gouvernement grec devait engager un programme de privatisations sous la supervision des institutions internationales. Première de ces privatisations : la Grèce a approuvé la concession des 14 aéroports régionaux du pays au consortium allemand Fraport-Slentel pour 1,23 milliard d’euros, annonce un décret publié ce mardi au Journal officiel.

La cession de la gestion des aéroports à l’entreprise allemande pour une durée de quarante à cinquante ans, qui avait été approuvée par le précédent gouvernement, avait d’abord été gelée après l’élection en janvier dernier du Premier ministre de gauche radicale Aléxis Tsípras. Mais en juillet, l’agence des privatisations grecques, Taiped, a republié l’appel d’offres en demandant que le consortium soit de nouveau désigné, et la transaction finalisée.

Le décret publié mardi dans le journal officiel indique ainsi que le gouvernement grec «approuve» la décision du Taiped. Le décret est signé par le vice-Premier ministre Yánnis Dragasákis, le ministre des Finances Euclide Tsakalotos, le ministre de l’Economie Georges Stathákis et le ministre de l’Energie et du développement productif Pános Skourlétis.

«UNE VENTE GÉNÉRALE DE LA GRÈCE»

En novembre 2014, avant l’arrivée d’Aléxis Tsípras au pouvoir, l’entreprise allemande avait remporté l’appel d’offres lancée par le Taiped pour 1,23 milliard d’euros assortis d’un loyer de 22,9 millions d’euros que le consortium devra payer chaque année à l’Etat grec. Fraport s’était alors félicité dans un communiqué d’avoir remporté «l’offre de privatisation» de ces aéroports, et d’en devenir «le nouveau propriétaire».

Il s’agit notamment des aéroports de lieux très actifs ou touristiques comme Thessalonique, Corfou, Rhodes, Kos ou encore Santorin. Le fonds de privatisations de 50 milliards d’euros, créé à la demande des créanciers, concerne notamment les ports, aéroports et chemins de fer.

L’aile gauche de Syriza, critique depuis le vote de l’accord du 13 juillet, a immédiatement réagi mardi sur son site à cette décision. «C’est la première action du mémorandum (plan d’aide) en vue d’une vente générale de la Grèce», dénonce dans un article le site de la plateforme de gauche.

Source: http://www.liberation.fr/economie/2015/08/18/grece-le-gouvernement-officialise-la-privatisation-de-14-aeroports-regionaux_1365196

Autre: http://www.zerohedge.com/news/2015-08-18/greek-liquidation-sale-begins-german-company-wins-privatization-bid-14-greek-regiona

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