Noël, c’est tout les jours…

– Q. – Bonjour. Merci d’avoir sélectionné ma question. C’est un honneur pour moi d’être ici. Ma question est similaire à la précédente. Il s’agit des problèmes d’argent et de santé. Vos enseignements sont nouveaux pour moi, mais ils font une énorme différence dans ma vie pour me sentir en paix. Beaucoup des réponses que vous avez apportées à la dernière question sont très proches de ce que je voulais demander. Je vais donc juste ajouter quelque chose. Dans l’une de vos conférences, vous avez parlé de cette fois où vous étiez dans une église en Angleterre et où vous avez prié pour l’accélération du processus. Je me demande si nous pouvons bloquer le processus par nos pensées. En n’étant pas suffisamment ouverts à la conscience, est-ce que nous pouvons bloquer le processus ou l’accélération du processus de la conscience qui oeuvre dans notre vie ?

– E. Cela arrive très souvent. Généralement, pour la plupart des gens, il y a un blocage. La conscience veut émerger. Elle veut s’éveiller collectivement. Sur cette planète, la conscience veut s’éveiller et elle recherche des ouvertures. Pour beaucoup de gens, il y a ce blocage. La densité des structures mentales et émotionnelles est telle qu’il n’y a pas d’ouverture.

Et pour ainsi dire, pour parler de façon figurée, la conscience pousse… Ce que je dis n’est pas littéral, mais c’est juste une traduction en mots pour favoriser la compréhension. La conscience pousse, remonte, mais elle ne peut pas traverser la densité du penser continu égoïque. L’identification avec le mental est l’ego. La conscience ne peut pas passer. Et quand cela se produit, la vie de la personne devient de plus en plus difficile. La souffrance se présente de plus en plus.

C’est un peu comme une bouilloire avec son couvercle. L’eau veut s’échapper. Et parfois, une circonstance drastique se produit dans la vie d’une personne qui permet alors subitement une ouverture. Certaines personnes ont donc besoin de la souffrance, d’une forme de souffrance pour provoquer une brèche dans la densité. Subitement, ça craque et la lumière peut passer. La vérité de l’enseignement spirituel peut alors être reçue, qu’elle soit perçue dans un livre ou entendue dans quelques paroles. À l’intérieur, quelque chose la reconnaît tout à coup : « Oh ! ». Avant, elle n’aurait pas été reconnue.

Une personne complètement identifiée avec la densité pourrait vivre pendant dix ans avec le Bouddha sans rien obtenir. Et si vous demandez à cette personne comment est le Bouddha, elle vous dira : « Eh bien, il est un peu ennuyeux. Il n’y a pas grand-chose qui l’intéresse. Il parle de certaines choses, mais je me suis vraiment ennuyé avec lui ».

Maintenant, pour en revenir à cet épisode dans une église en Angleterre que vous avez évoqué et dont j’ai effectivement parlé, j’avais travaillé la présence avec des gens pendant pas mal d’années, en séances individuelles et en petits groupes. J’allais en différents endroits où j’étais invité. Je donnais des conférences ou des ateliers de week-end de temps en temps avec cinq personnes, dix personnes, une personne. Une fois, je suis allé donner un atelier de week-end et une seule personne est venue. Et je l’ai fait. Ça valait la peine.

Et, un jour, j’étais donc dans cette église de village en Angleterre, une église vide. J’aime les églises qui sont vides. Elles sont très silencieuses. D’une certaine manière, je sentais que cette présence pouvait en faire tellement plus et j’avais envie d’une accélération. Je savais que cela se développait très lentement, que cela se faisait tout seul et que cela aurait certainement été très bien ainsi. Or, j’ai dit, les mots sont venus sans aucune préméditation : « Je désire une accélération maintenant, s’il te plaît ! » Et cela est arrivé. Faites toujours attention à ce que vous demandez ! Parfois, on reçoit presque trop, mais c’est bien aussi.

– Donc, vos problèmes ont à voir avec la santé et les finances, disiez-vous.

– Q. – Et les finances, oui, et faire face à cette réalité en étant en paix et en demeurant en paix au milieu de ces difficultés.

Oui. Eh bien, la solution est simple. Il faut que votre préoccupation principale soit la paix. Il y aura alors une grande amélioration tant au niveau de la santé que des finances. Plutôt que d’essayer de trouver la paix en améliorant votre santé et vos finances. La paix est donc votre premier but. Maintenant, la chose étrange concernant la paix, c’est que vous ne pouvez pas la trouver dans le futur. De la sorte, vous pouvez améliorer votre santé. Il vous faut peut-être du futur. Il vous faut peut-être faire des actions, faire régime ou je ne sais quoi. Pour améliorer vos finances, vous devez bien sûr avancer par étapes, mais quant à la paix, vous ne pouvez pas la trouver dans le futur.

Donc, l’accès à la paix est le moment présent. Une fois que vous vous rendez compte que la paix est ce qui est le plus important, elle devient donc la priorité. On trouve la paix en embrassant l’état d’être du moment présent. La paix est également synonyme de ce que j’appelle parfois l’espace, l’espace intérieur, ou le silence. Ce sont des synonymes ; c’est la même chose.

Donc, vous faites un avec le moment présent, en cessant d’y résister, avec ce que j’appelle l’état d’être de ce qui est ici et maintenant, la forme que prend le moment présent. Le moment présent en soi est éternel. C’est le « maintenant ». C’est sans forme. La forme apparaît dans le moment présent ou vous pouvez dire qu’il prend forme. En acceptant le moment présent, l’état d’être du moment présent, la paix survient.

Le mental ne peut pas faire cela, parce qu’il conteste l’état d’être du moment présent. C’est une réaction normale, mais si vous y regardez de plus près, vous voyez que contester l’état d’être du moment présent est une forme de folie. Pourquoi ? Parce que ce qui est, quoi qu’il en soit, c’est comme c’est, maintenant ! Et c’est la simplicité du moment présent. Je ne parle pas d’un jugement sur le moment présent ; je parle de la réalité du moment présent.

Quelle est la différence ? Le jugement sur le moment présent affirmera par exemple : « Je suis pauvre. Je suis devenu inutile. Plus personne ne veut de moi ». Quant à la réalité du moment présent, « Je suis assis ici sur cette chaise, en train de respirer avec un euro cinquante dans ma proche et il y a le ciel, l’arbre. Je peux sentir la brise et je peux sentir la présence que je suis maintenant ».

C’est ce qui est et le mental déclare : « Oui, mais tu dois trouver un endroit où passer la nuit ». OK, et vous vous voyez vous lever et faire une action ou une autre, faisant une chose à la fois. Parfois, si vous êtes présents, vous vous voyez emmenés quelque part ou c’est une pensée qui surgit et qui vous dit d’aller dans telle direction, de faire ceci ou cela, passe ce coup de fil. C’est encore quelqu’un qui vient à vous et vous dit : « Oh, tu as besoin de ça, je l’ai ! » Mais vous n’avez rien fait dans ce but, rien fait pour arriver à vos fins. La seule fin qui importe est l’acte de l’instant. Vous ne pouvez pas contester l’état d’être du moment présent, sauf si vous voulez souffrir.

Et l’état d’être du moment présent n’est pas « Je suis malade. Je suis au chômage. Je suis ruiné ». Ce ne sont là que des conceptualisations. La réalité du moment présent est seulement ce que vous ressentez dans l’instant dans le corps. Si c’est ce que le mental appellerait maladie, ce peut en fait être de la douleur en l’instant, une incapacité en l’instant, un inconfort en l’instant, ce qui est ressenti. C’est ce qui est ressenti ici et maintenant. Peut-on accepter cela ? Oui, puisque c’est.

On peut encore évoquer une autre limitation ici : il fait froid et je ne peux pas m’en aller pour une raison ou pour une autre. Je suis à l’arrêt de bus. Il fait froid, il pleut et je me trouve là. C’est ce qui est : le froid, la pluie, l’attente. Il n’y a pas de souffrance jusqu’à ce que le mental y colle des étiquettes et l’assimile à qui vous êtes. C’est l’auto-identification avec des pensées :

– « Cela m’arrive à moi ! Il faut que je reste planter là et que j’attende sous la pluie et il y a tous ces gens, certainement des escrocs, qui passent dans leur grosse voiture ».

C’est le genre de choses que peuvent donner les pensées et c’est la souffrance. C’est le petit moi malheureux qui arrive, l’édifice imaginaire dans la tête. Or, vous pouvez faire simple : quelle est la réalité du moment présent ? Vous ne pouvez pas vivre avec ça ? Bien sûr que vous pouvez vivre avec la réalité du moment présent. Ce avec quoi vous ne pouvez effectivement pas vivre, ce sont les jugements que vous y plaquez.

C’est donc la pratique. Cela vous mène dans la vie à quelque chose de très simple : ce dont vous avez à vous occuper, ce n’est que la réalité du moment présent. Si vous n’y surajoutez pas de jugements, il n’y a pas de problème, ni de souffrance, et vous avez plus de pouvoir. En n’y surajoutant pas les jugements, quelque chose de plus profond émerge en vous et c’est le pouvoir . . . Vous pouvez alors vous trouver dans la situation en voyant tout à coup que les choses bougent en votre faveur. Et même quand ça n’arrive pas, ce n’est plus important. Vous ne faites plus les choses pour arriver à vos fins.

Ce qui se passe dans le moment présent est la fin en soi, le reste n’étant que du bonus. Jésus a enseigné cela en disant qu’il vous serait donné par surcroît tout ce dont vous pensiez avoir besoin. Ce sont les bonus. Ne vous occupez que de la seule chose qui importe. C’est ce qu’il a dit. On ne le comprend pas dans la plupart des églises, sauf dans certaines, mais c’est ce qu’il disait et c’est la vérité la plus simple : ne vous occupez que de cela. La vie se réduit alors à quelque chose de très simple et vous devenez très puissants, mais non pas à partir d’un pouvoir personnel. C’est un pouvoir transcendant qui passe par vous.

Et c’est la beauté de la chose. C’est la pratique. Donc, utilisez toute situation qui se présente pour trouver la paix directement, non pas grâce à ceci ou grâce à cela, mais directement, ici et maintenant. Et vous êtes en paix. Tout s’écoule alors plus facilement, parce que tel est votre état de conscience prédominant. Et si les jugements habituels sur vos circonstances, sur votre vie ou sur qui vous êtes resurgissent, ce qu’ils ne manqueront pas de faire, parce que c’est une vieille habitude, une habitude mentale collective maintenue depuis des milliers d’années, par la présence, il sera plus sûr de saisir rapidement ces vieux jugements et de les reconnaître comme n’étant qu’un vieux schéma mental.

Ce ne sont plus alors que des pensées. Et comme vous ne les alimentez plus par l’identification, ces pensées disparaissent. Vous avez alors à nouveau l’espace, la présence. Et peut-être y a-t-il ensuite une nouvelle attaque, pour ainsi dire, une autre pensée qui surgit, une vieille vague mentale. Et pendant un moment, c’est comme une vague géante dans laquelle vous vous trouvez et qui vous entraîne. Finalement, vous vous retrouver sur la plage. . .

Et vous voyez ensuite que la vague était simplement revenue. Et ce n’est pas un problème. Vous reconnaissez simplement sans tarder que vous étiez retournés dans la souffrance, dans l’identification avec le mental pour vous retrouver ensuite sur la plage, ayant été mis K.O. par le mental et vous réveiller à nouveau. Attendez ensuite l’attaque suivante. Bon, ne l’attendez pas, mais elle arrivera !

C’est une pratique magnifique. Toute votre situation existentielle est donc utilisée pour cela, pour l’éveil. Vous utilisez tout dans ce sens. Si vous n’étiez pas éprouvés, il est peu probable qu’il y ait un éveil. Je peux le voir dans ma vie, comme dans celle de beaucoup de gens, parce qu’en l’absence des épreuves… Heureusement, presque personne ne connaît l’absence des épreuves, à moins d’être retardé mental. Et même dans ce cas, l’épreuve peut se produire, comme pour Forrest Gump par exemple. Il traverse des épreuves, mais il n’en fait pas un problème, parce qu’il n’a pas d’ego. C’est bien. Tous les autres ont un ego et tout ce qui arrive est vécu comme problème, par l’ego.

Donc, utilisez les épreuves qui se présentent. Sans les épreuves, vous iriez dormir, pour ainsi dire. Vous pouvez le voir parfois chez les gens qui sont nés dans un environnement très privilégié, très riche. Tout leur est donné. Ils finiront bien sûr par traverser aussi une épreuve. Le fait même que tout leur soit donné représente déjà une épreuve, parce qu’ils n’ont plus rien à atteindre dans leur vie. Leur vie devient vide, superficielle. Il n’y a pas de profondeur en quoi que ce soit. Comme ils n’ont pas connu de limitations ni d’épreuves, ils ne peuvent pas avoir d’empathie pour quiconque.

– Il s’agit donc d’accueillir tout ce qui survient dans le moment présent. C’est une façon de vivre tout à fait nouvelle. C’est votre pratique.

– Q. – Merci.

Maintenant, vous avez probablement tous vu des films, que ce soit au cinéma ou à la télévision. Chaque film comporte un aspect conflictuel, des épreuves. Et dans les bons films, vous pouvez remarquer que le personnage vit une transformation en traversant l’épreuve. Ce n’est pas nécessairement le plein éveil, mais il y a un approfondissement. C’est ce que nous appelons « les bons films ».

Quand c’est un mauvais film, il y a certes des épreuves, mais personne n’en sort grandi et toutes les épreuves ne sont affrontées qu’au niveau superficiel. Aucun personnage n’en est jamais touché intérieurement. Ce sont les mauvais films. On n’a pas envie de revoir de tels mauvais films, mais on peut revoir plusieurs fois un bon film, parce qu’il contient une vérité concernant l’effet potentiellement bénéfique des épreuves sur les humains.

Dans la vie quotidienne, nous nous plaignons mentalement des épreuves et nous regardons des films pour voir les conflits et les épreuves que les gens traversent. S’il n’y en avait pas, les films ne seraient pas très intéressants. Imaginez le film, « le Titanic », sans le naufrage et sans la liaison amoureuse entre les deux antagonistes. Tout se passe comme prévu. Elle va marier le type fortuné et le paquebot arrive à bon port à New York. Combien de gens iraient voir ce film ? Et personne n’y serait transformé.

Et la vie une aime ça également. Nous aimons voir des films et la vie une aime présenter des épreuves, parce que c’est ainsi que cela marche, que l’évolution se poursuit, l’évolution de la conscience. Maintenant, la vie une aime ça, mais la manifestation individuelle de cette vie une s’en plaint. Or, si la manifestation individuelle de cette vie une pouvait également aimer ça, l’évolution s’accélérerait énormément. Le secret est aussi simple que ça, mais maintenant, il est divulgué !

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