La sclé­rose en plaques: à la veille du mi­racle

Professeur Jean-Marie Saint-Remy, fondateur de la spin-off ImCyse. © Debby Termonia

L’es­sai cli­nique est sur le point de dé­bu­ter. En juin. Un seul pa­tient. L’en­jeu est énorme. Une ma­la­die ré­pu­tée in­cu­rable pour­rait être soi­gnée. Et un vac­cin se­rait pos­sible. Le pro­fes­seur Jean-Ma­rie Saint-Remy, fon­da­teur de la spin-off Im­Cyse, est à la veille d’une consé­cra­tion. Il aura bien­tôt vaincu la sclé­rose en plaques.

Un pre­mier pa­tient, pour un essai cli­nique aussi cru­cial qu’une thé­ra­pie qui gué­ri­rait dé­fi­ni­ti­ve­ment la sclé­rose en plaques, ça pa­raît peu. Mais le défi est gi­gan­tesque, et ne peut at­tendre l’ar­ri­vée des fu­turs pa­tients an­non­cés.

On ima­gine la pres­sion. D’abord pour le pa­tient (ou la pa­tiente) en ques­tion, qui n’a pas sou­haité li­vrer son té­moi­gnage ici. À quoi bon s’ex­po­ser main­te­nant dans la presse? Aussi pro­met­teuse que soit l’ex­pé­rience, il n’y a pas en­core à se van­ter d’une vic­toire, avant qu’ait eu lieu le com­bat. Mieux vaut ar­ri­ver avec la bonne nou­velle d’une réus­site, d’une gué­ri­son!

MORDU D’ACTU?

La pre­mière in­jec­tion du trai­te­ment pro­pre­ment dit aura lieu dans moins d’un mois, en juin. L’heure est à la concen­tra­tion, aux pré­pa­ra­tifs fi­naux, à la prière…

Et on ima­gine aussi la pres­sion pour le corps mé­di­cal qui l’en­toure, le mé­de­cin de ce (cette) pa­tient(e), le pro­fes­seur Vincent Van Pesch, neu­ro­logue aux cli­niques uni­ver­si­taires Saint-Luc. Et sur­tout pour un autre pro­fes­seur, Jean-Ma­rie Saint-Remy, celui par qui tout est de­venu pos­sible, l’homme de science qui a mis la thé­ra­pie au point, avec son équipe d’une pe­tite quin­zaine de cher­cheurs. Nous le re­trou­vons au bio-in­cu­ba­teur de la KUL, dans les lo­caux d’Im­Cyse, la so­ciété qu’il a fon­dée en juillet 2010. Im­Cyse est aussi ins­tallé au Giga du Sart Til­man à Liège. Wal­lo­nie, Flandre, Bruxelles, … les trois ré­gions sont im­pli­quées.

UNE MA­LA­DIE DE FEMMELA SCLÉ­ROSE EN PLAQUES

14.000 cas en Bel­gique.

Le trai­te­ment à l’In­ter­fé­ron coûte 11.250 euros par an au pa­tient (avant in­ter­ven­tion de l’In­ami).

Se dé­clare entre 20 et 35 ans.

Les femmes sont deux à trois fois plus tou­chées que les hommes.

Ma­la­die in­exis­tante dans l’hé­mi­sphère sud.

L’en­thou­siasme et l’in­ten­sité du mo­ment, c’est dans les yeux de Jean-Ma­rie Saint-Remy que nous les li­sons au­jour­d’hui. Le pro­fes­seur se sait à un doigt d’une réus­site im­mense. Sa thé­ra­pie est ré­vo­lu­tion­naire, au sens où l’ap­proche est dif­fé­rente, un peu à la ma­nière de l’œuf de Co­lomb. Le doc­teur Saint-Remy n’a pas amé­nagé ou trans­formé des ou­tils exis­tants, qui font très bien ce qu’ils ont à faire, dans les li­mites étroites de leur pé­ri­mètre. Non, il en a in­venté d’autres, d’une autre na­ture, dans une autre di­men­sion stra­té­gique. Et sa trou­vaille lui a per­mis d’en­vi­sa­ger de gué­rir, d’éli­mi­ner dé­fi­ni­ti­ve­ment le fac­teur de ma­la­die, là où l’état ac­tuel de la mé­de­cine per­met seule­ment de gérer des symp­tômes, avec le se­cours de mé­di­ca­tions dont les ef­fets se­con­daires fi­nissent par faire plus de mal que de bien.

Ce que la pla­te­forme tech­no­lo­gique d’Im­Cyse met en œuvre re­pré­sente un es­poir de se dé­bar­ras­ser de la sclé­rose en plaques, mais aussi d’autres ma­la­dies auto-im­mu­ni­taires. Non seule­ment d’en gué­rir, mais aussi de s’en pré­mu­nir, car la tech­nique d’Im­Cyse ouvre aussi la voie à des cam­pagnes de vac­ci­na­tion. « Les trai­te­ments clas­siques de la sclé­rose en plaques, à base de cor­ti­co­sé­roïdes, d’an­ti­corps mo­no­clo­naux, de mo­lé­cules chi­miques, ne sont ja­mais qu’un mau­vais com­pro­mis entre la prise d’un maxi­mum de mé­di­ca­ments, pour un effet maxi­mum, et un mi­ni­mum d’ef­fets se­con­daires in­dé­si­rables », ex­plique Jean-Ma­rie Saint-Remy. Dé­pas­ser la lo­gique du mau­vais com­pro­mis ren­dra pos­sible l’im­pos­sible.

Dans la cui­sine in­té­rieure

Le re­gard de Jean-Ma­rie Saint-Remy pé­tille quand il en vient à ex­pli­quer la re­cette ma­gique d’Im­Cyse. Ici, on entre dans la cui­sine in­té­rieure de notre bien-être phy­sio­lo­gique ou de notre mal­heur. Le thème du jour: la sclé­rose en plaques.

L’ori­gine de cette ma­la­die reste « mys­té­rieuse », ex­plique le pro­fes­seur, « in­flam­ma­tion, in­fec­tion, toxi­co­lo­gie,..? » On n’en saura rien, mais il ne faut pas né­ces­sai­re­ment en connaître l’ori­gine pour la gué­rir. L’es­sen­tiel est de com­prendre le mé­ca­nisme et de l’en­rayer.

Len­te­ment, pour lais­ser à son in­ter­lo­cu­teur le temps de sou­pe­ser chaque pièce, le mé­de­cin dé­monte la ma­chi­ne­rie de la sclé­rose en plaques, avec force sché­mas. « La ma­la­die at­taque la myé­line, gaine pro­tec­trice des neu­rones. Celle-ci s’en­flamme et, dans ce foyer de troubles, se mue en an­ti­gènes, qui sont vus par l’or­ga­nisme comme des pro­téines ‘étran­gè­res’. Alerte! Le gen­darme im­mu­ni­taire qui, dans la pé­ri­phé­rie de notre corps, veille au grain, en com­mu­ni­ca­tion per­ma­nente avec le centre ner­veux des neu­rones, se ré­veille. Branle-bas de com­bat et ré­ac­tions en sens di­vers: in­flam­ma­toires, des­truc­trices… » Le gen­darme perd la tête et finit par dé­truire sa propre ca­serne. La ma­la­die auto-im­mu­ni­taire s’ins­talle. C’est l’es­ca­lade, le com­bat nour­rit le com­bat, l’in­sur­rec­tion s’étend.« Cer­veau et moelle épi­nière su­bissent des dé­gâts. La ma­tière grise, centre des connexions, est tou­chée. La ma­tière blanche aussi, qui règle les émo­tions, la mé­moire, la mo­bi­lité… »

« Je est un autre », écri­vait Rim­baud dans une for­mule pa­ra­doxale qui a in­ter­pellé bien des phi­lo­sophes, tou­jours at­ti­rés par le tissu de contra­dic­tions qui en­ve­loppe l’hu­ma­nité. Ce pa­ra­doxe lit­té­raire, les per­sonnes at­teintes d’une ma­la­die auto-im­mu­ni­taire le vivent dans leur corps, le­quel se re­belle par traî­trise, ou plu­tôt vic­time d’un énorme mal­en­tendu.

Le pro­fes­seur pour­suit: « La pre­mière ré­ac­tion du neu­ro­logue, face à la sclé­rose en plaques, est alors de li­mi­ter l’ef­fet boule de neige de l’in­flam­ma­tion, à grands ren­forts de cor­ti­co­sté­roïdes. L’arme est ef­fi­cace, elle per­met de ga­gner du temps, mais pas sans risques: dia­bète, ca­ta­racte, prise de poids… » La liste des dom­mages col­la­té­raux laisse du­bi­ta­tif. Et si l’en­nemi est in­ti­midé, il conti­nuera néan­moins son tra­vail de sape.

« Les trai­te­ments clas­siques ne sont ja­mais qu’un mau­vais com­pro­mis entre un maxi­mum de mé­di­ca­ments et un mi­ni­mum d’ef­fets in­dé­si­rables. »
Jean-Ma­rie Saint-Remy

« La deuxième ré­ac­tion consiste à agir sur le mé­ca­nisme de com­mu­ni­ca­tion de l’or­ga­nisme. » Le gra­buge étant lié à une er­reur d’in­ter­pré­ta­tion des mes­sages chi­miques, on peut ef­fec­ti­ve­ment blo­quer les ca­naux de trans­mis­sion des mes­sages. Donc, ex­plique Jean-Ma­rie Saint-Remy, « neu­tra­li­ser, dans le cer­veau, l’ac­tion des­truc­trice. La cible est alors la ré­ponse im­mu­ni­taire. Le prin­cipe est d’em­pê­cher la cel­lule qui porte l’in­for­ma­tion dan­ge­reuse d’at­teindre le ni­veau cen­tral. Et dans ce but, on in­ter­rompt toute com­mu­ni­ca­tion. Une so­lu­tion ra­di­cale, à hauts risques, qui en­traîne, im­man­qua­ble­ment, son lot de dys­fonc­tion­ne­ments di­vers. » Dans cette stra­té­gie casse-cou, où l’on neu­tra­lise tout le sys­tème im­mu­ni­taire, les armes sont des an­ti­corps mo­no­clo­naux ou une poi­gnée de mo­lé­cules chi­miques. Il en existe six ou sept sur le mar­ché, pré­cise le pro­fes­seur.

Le troi­sième scé­na­rio – et ici Jean-Ma­rie Saint-Remy pé­nètre dans sa zone ex­pé­ri­men­tale –, consiste « à sup­pri­mer la seule ré­ponse im­mu­ni­taire qui s’at­taque à la myé­line. On ne touche à rien d’autre! » En somme, après le tapis de bombes aveugle, ap­prendre à viser et abattre le fau­teur de troubles et lui seul. La so­lu­tion ra­di­cale, c’est d’or­ga­ni­ser ce com­mando:« Un an­ti­gène spé­ci­fique à la myé­line. Ainsi, aucun dan­ger d’ef­fets se­con­daires, le sys­tème im­mu­ni­taire est pré­servé et on ne va ja­mais trop loin dans le trai­te­ment. » Il n’y aura pas de pont trop loin… La nou­velle thé­ra­pie d’Im­Cyse éva­cue la pro­blé­ma­tique de l’équi­libre in­stable entre do­sages mé­di­ca­men­teux et dom­mages col­la­té­raux. « Ce n’est pas un rêve, c’est une réa­lité… »

Ce qui se conçoit bien s’énonce clai­re­ment, mais rien ne vaut un des­sin. Jean-Ma­rie Saint-Remy sai­sit son crayon et trace un schéma lim­pide.

« Ici, se trouve la source de myé­line qui, chez la per­sonne at­teinte de sclé­rose en plaques, pro­duit et dif­fuse des sé­quences de myé­lines dé­fec­tueuses. Ces sé­quences, une fois lâ­chées, sont alors dé­tec­tées comme des pro­téines étran­gères, an­ti­gènes, par des ‘guet­teurs’, qui cir­culent, en per­ma­nence, à l’af­fût de tout évé­ne­ment qui se pré­sente. Ce sont les ‘cel­lules pré­sen­ta­trices d’an­ti­gè­nes’. »

Il des­sine ce guet­teur, pe­tite cel­lule sans grade, qui a saisi la pe­tite sé­quence de myé­line et qui la pré­sente gen­ti­ment à sa sur­face, sem­blant dire à qui veut l’en­tendre: « Tiens, re­garde ce que je viens de ra­mas­ser! » Or passe par là une autre cel­lule, ré­pon­dant au nom de « lym­pho­cyte T », dont le rôle est jus­te­ment d’ana­ly­ser les trou­vailles de ces cel­lules pré­sen­ta­trices, et, sur­tout, de dé­ci­der d’une ac­tion. Car ce gradé va don­ner des ordres. Le bout de myé­line em­poi­sonné, qu’il voit dans les mains du guet­teur, le mo­tive à lan­cer une at­taque. Dans sa lo­gique car­rée, il bom­barde l’ori­gine du mal, la source de myé­line. Sans se rendre compte, évi­dem­ment, qu’en in­ten­si­fiant son at­taque contre l’usine de myé­line, la pro­duc­tion de­vient de plus en plus em­poi­son­née, ce qui l’oblige à re­dou­bler d’ef­forts: le cercle vi­cieux est lancé. La sclé­rose en plaques est un phé­no­mène d’em­bal­le­ment et « la ma­la­die dé­pend du ni­veau d’in­ten­sité de la ré­ac­tion du lym­pho­cyte T ».

Voilà la mé­ca­nique mise à jour. En éclaté.

La stra­té­gie ga­gnante

Où ré­side alors, dans ce schéma, le point faible, le talon d’Achille de l’ad­ver­saire, la clé qui per­met­tra re­tour­ner la si­tua­tion? « Là », in­dique Jean-Ma­rie Saint-Remy. Et il montre la pe­tite sé­quence de myé­line em­poi­son­née pré­sen­tée par le guet­teur. Cette pe­tite pro­téine que le lym­pho­cyte T s’ap­prête à lire. « Nous avons trouvé le moyen de mo­di­fier le mes­sage. À la sé­quence de myé­line, nous ajou­tons un petit bout d’in­for­ma­tion. La for­mule se ré­sume à quatre lettres: CXXC. ‘C’ pour cys­tine et ‘X’ pour acide aminé. C’est-à-dire, dans notre jar­gon, un motif conte­nant une ac­ti­vité d’oxy­do­ré­duc­tion, qui va pro­gram­mer le sui­cide des cel­lules pré­sen­ta­trices, les­quelles se­ront dès lors for­cées à s’au­to­dé­truire. » Un mot de quatre lettres, glissé dans un mes­sage codé: la dé­ci­sive opé­ra­tion de contre-in­for­ma­tion va in­ver­ser le cours des choses. Car, à la lec­ture du mes­sage, revu et cor­rigé par l’équipe du pro­fes­seur Saint-Remy, le gen­darme lym­pho­cyte T pren­dra une tout autre dé­ci­sion, une autre di­rec­tion. Au lieu de s’at­ta­quer à la source de myé­line et de jeter ainsi de l’huile sur le feu, ali­men­tant le bra­sier in­té­rieur, il tuera sim­ple­ment le mes­sa­ger.

L’AVANT-GARDE

Can­cer, glau­come, dia­bète… on n’a ja­mais été aussi près de dé­cou­vrir les re­mèdes aux 10 ma­la­dies du siècle. Les nou­veaux pion­niers de la science sont ici, à Bruxelles et en Wal­lo­nie. Dans notrema­ga­zine ‘L’Avant-Gar­de’,dé­cou­vrez ces cher­cheurs et ces bio­techs de pointe en passe de ré­vo­lu­tion­ner la mé­de­cine.

Dans « Œdipe Roi », So­phocle fai­sait dire à An­ti­gone: « Per­sonne n’aime le mes­sa­ger de mau­vaises nou­velles. » Sha­kes­peare en ra­jou­tait une couche et fai­sait « tuer » ce mes­sa­ger. Le pro­cédé, qui ajoute une note dra­ma­tique au théâtre, prend ici un autre sens: il per­met, au contraire, de dé­nouer la tra­gé­die qui se joue au sein de l’or­ga­nisme. Jean-Ma­rie Saint-Remy pré­cise: trois in­jec­tions suf­fisent. Trois coups avant un lever de ri­deau. Chan­ge­ment de décor. Le cercle vi­cieux est trans­formé en cercle ver­tueux, le pro­ces­sus in­flam­ma­toire est en­rayé, une phase de ré­cu­pé­ra­tion s’en­clenche. Le vi­sage de Saint-Remy s’illu­mine, il est for­mel: « Le pa­tient est sûr de pou­voir ré­cu­pé­rer ses fonc­tions al­té­rées! Du moins en par­tie. »

Cette thé­ra­pie cel­lu­laire, dite au­to­logue, consiste en une prise de sang pour pré­le­ver des cel­lules san­guines du pa­tient. En culture, l’équipe mé­di­cale ef­fec­tue son opé­ra­tion de dés­in­for­ma­tion. Quatre sti­mu­la­tions per­mettent d’ob­te­nir une sé­lec­tion ho­mo­gènes de cel­lules à ac­ti­vité thé­ra­peu­tique. Une fois que les lym­pho­cytes T, por­teurs du mes­sage im­posé par le code CXXC, sont trans­for­més en tueurs de mes­sa­gers, ils sont ré­in­jec­tés et le mi­racle s’ac­com­plit.

Il faut comp­ter deux mois en­vi­ron, entre la prise de sang et la ré­in­jec­tion. Dont 24 h de test et 4 à 6 se­maines de mise en culture. Le schéma a été va­lidé, stan­dar­disé, s’ap­puyant sur un mo­dèle ani­mal de thé­ra­pie cel­lu­laire. Quelques sou­ris ont été in­duites en ma­la­die, un mi­ni­mum, mais avec des pro­to­coles qui miment, au maxi­mum, le mo­dèle hu­main.

Le pre­mier pa­tient, qui au­jour­d’hui se prête à l’es­sai cli­nique, a été re­cruté en jan­vier et re­ce­vra l’in­jec­tion en juin, à Bruxelles, aux cli­niques Saint-Luc. D’autres pa­tients se­ront re­cru­tés entre-temps dans les trois hô­pi­taux belges avec les­quels Im­Cyse col­la­bore : Saint-Luc (UCL), Sart-Til­man (ULg), Gas­thuis­berg (KUL). Pour suivre le même pro­to­cole et confir­mer les don­nées.

L’ho­ri­zon? Fin 2016, si tout va bien, les ré­sul­tats com­plets de cette pre­mière étude se­ront connus. La po­pu­la­tion visée en pre­mière ins­tance? Les pa­tients vic­times de la forme ré­cur­rente de la ma­la­die, chez qui la sclé­rose n’a pas en­core trop lour­de­ment af­fecté l’or­ga­nisme.

Une fois le prin­cipe ac­quis, le de­ve­lop­pe­ment com­plet pren­dra en­core plu­sieurs an­nées. La ques­tion qui se po­sera à Im­Cyse sera celle de l’échelle, du dé­ploie­ment d’une tech­nique dé­sor­mais éprou­vée. Le pro­fes­seur évoque des cam­pagnes de vac­ci­na­tion di­recte au­près de po­pu­la­tions à risques, dont il reste à dé­fi­nir le pro­fil (hé­ré­dité, en­vi­ron­ne­ment…).

Dé­ve­lop­pe­ment

Jean-Ma­rie Saint-Remy conclut: « Im­Cyse est une pla­te­forme tech­no­lo­gique, pas un nou­vel em­bal­lage pour une ba­be­lutte! »C’est-à-dire un vi­vier de so­lu­tions. Et la tech­nique qu’il est en train de va­li­der pour la sclé­rose en plaques vaut pour d’autres ma­la­dies auto-im­mu­ni­taires. Au pre­mier rang des­quelles… le dia­bète in­su­lino-dé­pen­dant.

Ef­fec­ti­ve­ment, on ima­gine la pres­sion. L’en­jeu de l’es­sai cli­nique en cours est consi­dé­rable. « Il s’agit d’une tech­no­lo­gie de rup­ture, ré­vo­lu­tion­naire, et nous avons l’am­bi­tion de la dé­ve­lop­per dans de nom­breux do­maines », nous glisse Pierre Van­de­pa­pe­lière, CEO d’Im­Cyse.

Une porte s’ouvre. Les in­ves­tis­seurs com­mencent à s’y pres­ser: Meu­sin­vest, Bio­ge­no­sis… Un pre­mier plan d’in­ves­tis­se­ments a été lancé en 2012. Après la Flandre – Im­Cyse est de­ve­nue spin-off de la KUL en 2011, six mois après sa créa­tion –, la Ré­gion wal­lonne est venue la sou­te­nir et l’Eu­rope lui a ac­cordé un gros sub­side pour son pro­jet dans le dia­bète. « Le but est d’ar­ri­ver à gué­rir ces ma­la­dies sé­vères, on a le po­ten­tiel. Im­Cyse peut de­ve­nir un lea­der mon­dial de l’im­mu­no­thé­ra­pie. »

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