SE DÉBARRASSER DE L’IDÉE DE GOUVERNEMENT ET D’AUTORITÉ POLITIQUE

Source:

https://bibicabaya.com/2016/04/14/se-debarrasser-de-lidee-de-gouvernement-et-dautorite-politique/

Gouvernement suffisamment fort...

Article de Makia Freeman.

L’autorité politique, ou l’autorité de l’État, ou encore l’autorité du gouvernement, est une chose que la personne ordinaire ne remet pratiquement jamais en question. La plupart des gens passent leur vie entière à croire que leur gouvernement – quoique presque entièrement composé de criminels avérés, d’escrocs et de menteurs – jouit toujours d’une base solide pour sonautorité politique. La plupart des gens, qu’ils soient de gauche, de droite ou d’où que ce soit entre les deux sur l’échiquier politique, sont des étatistes : ils pensent que le gouvernement a un droit inhérent de gouverner en usant de coercition si nécessaire.

Pourtant, même un examen sommaire montre que si une personne normale agissait comme le fait le gouvernement, elle serait catégorisée comme étant rusée, secrète et manipulatrice, et elle serait soit diagnostiquée comme malade mentale ou enfermée en tant que danger pour la société, ou les deux. Donc, pourquoi les gens permettent-ils et consentent-ils à une telle situation ?

David Hume sur le Gouvernement et l’Autorité politique

Le philosophe britannique du XVIIIème siècle, David Hume, atteste de cette situation quand il écrit : «Rien n’est plus surprenant que la facilité avec laquelle la masse est gouvernée par un petit nombre.»

Hume était clairement un des rares qui ont pris le temps d’examiner minutieusement les origines et l’autorité politique du gouvernement. Il est intéressant de noter qu’il propageait beaucoup de ces idées au milieu du XVIIème siècle, quelques décennies avant les Révolutions française et américaine.

Hume a compris que la plupart des gouvernements sont formés et maintenus par des guerres. L’Histoire nous l’enseigne encore et encore, y compris l’invention d’ennemis fictifs par les politiciens pour justifier l’existence de l’État :

«La plupart des gouvernements ne sont pas formés par contrat mais plutôt par la conquête et la guerre.»

«Le taux de popularité et le patriotisme sont encore les sentiers battus menant au pouvoir et à la tyrannie ; la flatterie à la trahison ; les armées en marche à l’arbitraire du gouvernement ; et la Gloire de Dieu aux intérêts temporels du clergé.»

«Il est probable que le premier ascendant qu’eut un homme sur les foules commença pendant un état de guerre, là où le courage et le génie supérieurs se découvrent plus visiblement, quand l’unanimité et l’entente sont le plus requises et quand les pernicieux effets du désordre sont les plus sensiblement ressentis. La longue durée de cet état (ce qui est courant dans les tribus sauvages) accoutuma le peuple à la soumission et, si le chef possédait autant d’équité que de prudence et de va leur, il devenait, même en temps de paix, l’arbitre de tous les différents et pouvait, par degrés et par un mélange de force et de consentement, établir son autorité…»

Hume a averti que l’autorité ne devrait jamais devenir trop incontrôlable sur la liberté :

«Dans tous les gouvernements il y a une lutte intestine perpétuelle, ouverte ou secrète, entre Autorité et Liberté ; et aucune d’elles ne peut jamais entièrement s’imposer dans cette compétition. Un grand sacrifice de la liberté doit nécessairement être fait par chaque gouvernement ; pourtant, même l’autorité qui limite la liberté ne peut jamais, et peut-être ne devrait jamais, dans aucune constitution, devenir tout à fait entière et incontrôlable.»

Finalement, Hume déclare explicitement que l’autorité politique supposée d’un État ne pourrait pas tenir la route si on y regardait de plus près :

«Aucune maxime n’est plus confortable… que de se soumettre tranquillement au gouvernement que nous trouvons établi dans le pays où nous vivons, sans nous renseigner avec curiosité sur ses origines et son établissement initial. Peu de gouvernements supporteraient d’être investigués de façon aussi rigoureuse.»

L’autorité politique n’est-elle basée que sur l’opinion ?

«C’est sur l’opinion uniquement qu’est fondé le gouvernement ; et cette maxime s’étend aussi bien des gouvernements les plus despotiques et militaires qu’aux plus libres et populaires.»

Comme nous le verrons, cette dernière citation sonne vraie, et elle est particulièrement intéressante étant donné qu’elle contredit platement la notion très répandue avancée par le collègue philosophe britannique de Hume, John Locke, qui a proposé qu’il y avait une espèce de contrat social à partir duquel l’État tirait son pouvoir de bon droit.

L’autorité politique peut-elle être justifiée par un Contrat Social ?

Le professeur Michael Huemer a produit quelques uns des meilleurs travaux sur le sujet de l’autorité politique. Il est l’auteur de livres tels que The Problem with Political Authority : An Examination of the Right to Coerce and the Duty to Obey. Huemer montre qu’il est très difficile de justifier l’autorité politique, particulièrement sous la forme que nous connaissons aujourd’hui dans la plupart des pays occidentaux : un gouvernement “démocratique” qui vise un monopole sur l’utilisation de la force et de la violence. La plupart des gens commencent à défendre les droits de l’État à exister en revendiquant l’existence d’un contrat social, une théorie de Locke. Toutefois, il a été démontré que la théorie de Locke est fausse. Un tel contrat n‘existe pas. Il n’y aucun morceau de papier qui le garantit, pas plus qu’il n’y a un morceau de papier que vous signez à votre majorité. Même si un contrat écrit existait, il nécessiterait un consentement constant des nouvelles générations pour le maintenir en vigueur.

Les gens ne connaissent pas leur pouvoir...

Y a-t-il un consentement implicite qui justifie le gouvernement ?

Quand l’argument du contrat social tombe à l’eau, les gens ont tendance alors à prétendre que plutôt qu’unconsentement explicite, il existerait une espèce de consentement implicite donné par nous à l’État. Huemer en identifie 4 types :

  1. Le consentement passif (s’abstenir d’opposer quoi que ce soit) ;
  2. L’acceptation des avantages ;
  3. Le consentement par la présence (consentement donné par le fait de se maintenir dans un lieu donné) ; et
  4. Le consentement par la participation (consentement donné en participant volontairement à quelque chose).

Toutefois, pour donner véritablement son consentement, on doit être dans un environnement non coercitif. Le consentement ne peut être véritablement donné que quand on est libre de ne pas donner ce consentement, par choix. Est-ce le cas avec le gouvernement ? La réponse, bien sûr, est un “NON” retentissant ! On n’a aucun choix.

Avec un consentement valide, les deux partie auraient la capacité de “se désengager”, et les deux auraient également des obligations l’une envers l’autre qui, si elles étaient satisfaites, donneraient à l’autre partie des bases suffisantes pour mettre fin à l’accord. On ne peut pas simplement se désengager ; le gouvernement fera payer des amendes, fera inculper et emprisonner quiconque n’obéit pas à ses décrets. Le seule issue est de changer de pays (où on aura affaire à un autre gouvernement qui fera à peu près la même chose). Donc, il n’y a pas de fuite possible à moins de partir quelque part dans la nature la plus reculée. De la même façon, il n’y a pas de moyen efficace de simplement mettre fin à l’accord ou au contrat, sans souffrir les mêmes conséquences négatives d’être inculpé et emprisonné.

Il n’existe aucun recours ou remède ; la relation est un rapport de force et de coercition. Ainsi, il n’existe pas de véritable consentement, qu’il soit explicite ou implicite.

Makia Freeman 3

Le consentement de la majorité peut-il justifier l’autorité politique ?

Le prochain argument donné par beaucoup de gens est que l’État se justifie parce qu’il a obtenu le consentement de la majorité des gens dans cette société. Cela peut être vrai ou non, étant donné que le parti-pris pro-autorité de beaucoup de gens souvent affleure à la surface sous forme de croyance inconsciente (qui a été programmée en eux depuis l’enfance). Cependant, même si c’est vrai, cela semble affirmer une conclusion problématique : que les opinions et les désirs d’un grand groupe de gens ou d’une majorité peuvent être imposés par la force à un groupe plus petit ou à une minorité. C’est une sorte de “gouvernement par la majorité” illimité, de démocratie par “la loi du plus fort” dont la meilleure appellation est une “tyrannie des masses”.

C’est exactement pour cette raison que le gouvernement américain a été mis en place en tant que République et non en tant que démocratie. Les États-Unis sont une République Constitutionnelle qui reconnaît que les individus et les minorités ont des droits inhérents ou inaliénables qui ne peuvent jamais être abrogés, en dépit de ce que veut la majorité ou de qui détient le pouvoir. Sans cela, c’est bien trop facile pour une majorité pleine de préjugés (que des dirigeants et démagogues peuvent faire mousser en frénésies émotionnelles) d’imposer sa volonté à ceux qui ne peuvent pas se défendre. Aristote a dit une fois que “la démocratie sans limites est, tout comme l’oligarchie, une tyrannie étendue à un grand nombre de gens.

L’argument conséquentiel de l’autorité politique

L’argument final de ceux qui croient en une justification unanime du gouvernement est généralement conséquentiel, c’est-à-dire qu’il a trait aux avantages, aux bonnes conséquences et usages de l’État.«Regardez comme l’État fait tant de bonnes choses», disent-ils, «donc, son autorité politique est valable parce qu’il nous donne tant d’avantages.» Toutefois, la question doit être posée : les avantages valent-ils le prix que nous payons en terme de perte de liberté et de devoir d’obéissance ? L’Histoire nous montre clairement que la plupart des injustices et de la destruction dans le monde ont été commises par des gens qui obéissaient à l’autorité, pas qui s’y opposaient.

De plus, si le gouvernement obtient l’autorité politique en vertu des avantages qu’ils octroie, pourquoi d’autres groupes ne pourraient-ils pas l’obtenir également (par exemple, les milices privées ou des sociétés paramilitaires privées) ? La plupart des gens seraient réticents à octroyer aux milices privées ou à tout autre personne un tel pouvoir…

Finalement, pourquoi le gouvernement mériterait-il un quelconque statut moral spécial – qui lui permet d’imposer l’impôt, de faire payer des taxes, d’inculper, d’emprisonner et de tuer – quand aucun autre individu ou aucune autre organisation dans la société n’y est autorisé ? Sous prétexte que l’État nous fournit quelques avantages, pourquoi obtient-il le droit de faire ces choses ? Il est très difficile de répondre à cette question…

Mauvais gouvernement, théocraties, familles royales imposteurs et démocide

L’État n’est pas à la racine de tous les maux ; toutefois, le fait demeure que la cause principale de morts non naturelles durant le XXè siècle était due à des gouvernements qui ont massacré leurs propres citoyens (démocide). Tant d’atrocités ont été commises par des gouvernements hors de contrôle à travers le monde. Beaucoup de pays n’ont toujours pas évolué au point de décider de séparé l’Église et l’État. En fait, il a fallu de nombreux siècles d’oppression ténébreuses à l’Europe sous l’Église Catholique pour réaliser que ce n’était pas forcément une bonne idée que confier au clergé le pouvoir politique. Curieusement, le dirigeant actuel de la Syrie (ce pauvre pays étant assiégé par l’axe USA-Israël-UK du Nouvel Ordre Mondial) qui est Bachar Al-Assad est attaché au principe de séparation de l’Église et de l’État. C’est une raison supplémentaire pour laquelle le NOM veut le déposer.

Makia Freeman 4

Beaucoup de nations au Moyen-Orient ont des gouvernements théocratiques – “gouvernés par Dieu” – quoique, bien sûr, Dieu semble avoir des porte-parole exclusivement issus de riches lignées. Le Yémen, Oman, l’Iran, l’Afghanistan et l’Arabie Saoudite sont toutes des théocratiesi. L’Arabie Saoudite, Coupeurs de Têtes SARL, est gouvernée par la Maison des Saouds, incroyablement corrompue (et qui a des racines sionistes) : un autre groupe de familles royales imposteurs à l’instar de la famille royale britannique et des autres familles royales d’Europe. Se déclarer “membre d’une famille royale” signifie tout simplement quevous prétendez avoir un quelconque droit de gouverner. Une tromperie de l’esprit digne d’un Jedi ! Ces familles royales sont les criminels les plus corrompus dans le monde. Pour plus d’information sur ce sujet, voir les travaux de David Icke qui exposent la famille royale satanique britannique. La folie continue à ce jour, avec les citoyens Thaï qui se font emprisonner pour un grand crime, attendez… insultes au chien du roi ! Humanité, réveille-toi !

Si l’autorité politique du gouvernement ne peut se justifier… pourquoi croire encore au concept de l’État ?

Même ceux qui cherchent la véritable liberté comprennent que le conditionnement passé et l’endoctrinement peuvent être très difficile à surmonter. Ce serait bien si nous pouvions agiter une baguette magique et nous libérer des vieilles idées revêches qui nous limitent et qui nous ont été inculquées, et par lesquelles nous avons été endoctrinés dès l’enfance, ou que nous avons adoptées par erreur, mais cela ne marche pas comme ça. Nous devons travailler dur pour les mettre à nu et les analyser afin de décider de ce que l’on garde ou rejette.

Si vous êtes en train de lire ce texte, avec un peu d’espoir vous pourrez voir que l’État existe avant tout dans notre esprit. La seule façon pour nous de réaliser un monde extérieur libre est d’abord de nous débarrasser des idées intérieures qui nous limitent. Si nous pouvions nous ouvrir à l’idée que peut-être – peut-être – la race humaine pourrait vivre en liberté et en paix, pourrait se gouverner elle-même, pourrait résoudre ses propres disputes et se défendre de façon adéquate, nous n’aurions pas besoin d’un État. Anarchie ne signifie pas chaos. Un état d’anarchie pourrait toujours posséder de l’ordre et de la coopération pacifique. Nombreux sont ceux qui ont proposé des modèles dans lesquels le rôle du gouvernement dans le domaine de la défense et de la résolution des disputes pourrait être décentralisé et fourni par diverses tierces parties qui seraient alors assujetties à la loi de l’économie et du marché (par exemple, en se souciant de leur réputation, en essayant de fournir le meilleur service, etc.).

Peut-être l’humanité n’est-elle pas prête pour une société sans État. Peut-être aurions-nous besoin de faire la transition vers quelque chose comme une minarchie (un gouvernement strictement limité et décentralisé). Toutefois, la première étape de tout cela consiste pour chacun à examiner ses croyances inconscientes et ses préjugés pro-autorité, et de réaliser que l’autorité politique du gouvernement ne peut se justifier. Le gouvernement n’a pas besoin d’exister pour que l’Humanité s’épanouisse.

Par Makia Freeman (que j’ai déjà présentée dans une de mes traductions), le 23 février 2016.

Traduit de l’anglais par Sylvie C. Buisson (14 avril 2016)

Source : WakeUpWorld

Vidéo (anglais) : Political Authority – An Examination

David Hume : Discours Politique (traduction de Philippe Folliot)

David Hume : Essai sur l’origine du Gouvernement

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