TRUMP OFFICIELLEMENT CANDIDAT RÉPUBLICAIN À LA MAISON-BLANCHE ET SHÉRIF DE L’AMÉRIQUE.

 

 

http://fr.euronews.com/2016/07/21/cleveland-l-heure-du-discours-approche-pour-donald-trump

Les délégués craignaient un dérapage. Mais Trump n’a pas quitté des yeux son prompteur.

Toute la semaine, les participants à la convention se sont posé une seule question. Donald Trump allait-il suivre le discours écrit sur le téléprompteur ou improviser, comme à son habitude, au risque de lâcher des déclarations à l’emporte-pièce ? En clair, allait-il être le Trump politiquement incorrect, imprévisible, grande gueule et parfois clownesque ou le Trump sérieux, digne, présidentiable ?

Jeudi soir, ils ont eu la réponse : Il a été fidèle au téléprompteur et a évité les digressions, même si son discours, le plus long jamais prononcé lors d’une convention depuis 1972 a duré près d’une heure quinze. À la sortie, le soulagement de la foule était palpable. « J’étais très nerveux avant qu’il ne commence. Ce n’est pas un type qui aime se préparer et répéter, mais il a été bon, il s’est débrouillé pour ne pas parler de lui mais du peuple. Il sera bon sur la scène mondiale », affirme Ryan, un délégué de l’Ohio. « C’était un discours génial, très inspirant. J’étais un peu inquiète en arrivant, mais je suis soulagée a dit une jolie Noire ».

 

Donald Trump s’est présenté comme le nouveau shérif de l’Amérique. « Notre convention, a-t-il dit, arrive à un moment de crise pour notre nation. » Tout au long de son discours d’un pessimisme très noir, il a décrit un pays au bord de l’abîme, quasi anarchique, humilié à l’étranger, assiégé de toutes parts par les hors-la-loi, les tueurs de flics, les terroristes, les sans-papiers, les réfugiés syriens.. « Construisons le mur (avec le Mexique) » et « Renvoyons-les chez eux ». Quant à la situation à l’étranger, c’est « pire que ça ne l’a jamais été ». Et tout ça, c’est « l’héritage d’Hillary Clinton : mort, destruction, terrorisme et faiblesse ». Le ton apocalyptique contrastait beaucoup avec l’introduction d’Ivanka, sa blonde fille toute de rose vêtue, qui a décrit son père comme un « champion du peuple », un être généreux, un combattant, qui n’est ni raciste ni sexiste et soutient l’égalité des salaires hommes-femmes.

Le seul qui peut sauver le pays et restaurer sa gloire, c’est lui, Donald Trump. « J’ai un message pour vous tous : le crime et la violence qui affligent notre nation aujourd’hui vont bientôt s’arrêter. Dès le 20 janvier 2017, la sécurité sera restaurée, a-t-il répété plusieurs fois. Je restaurerai la loi et l’ordre dans notre pays. »

Les discours des conventions sont traditionnellement optimistes, présentant la vision positive de l’avenir et du candidat. Mais pas cette fois. Sans un sourire, il a passé en revue toutes les menaces qui planent sur le pays, les déficits, les traités commerciaux, les délocalisations, Daech, et surtout l’immigration, à laquelle il a consacré la plus grande partie de son discours, attaquant sans répit les sans-papiers et appelant à construire le fameux mur. Si les républicains espéraient qu’il allait modérer ses diatribes et se recentrer pour l’élection de novembre, c’est raté. Il ne semble pas vouloir jouer les rassembleurs et essayer de séduire les minorités, notamment hispaniques. Outre l’immigration, il a enfin beaucoup insisté sur le fait que les intérêts de l’Amérique devaient passer avant tout. « L’américanisme, pas la mondialisation, est notre credo. »

Bref, les trumpismes habituels. La différence, c’est que le milliardaire new-yorkais était, jeudi soir, bien plus mesuré que d’habitude. Téléprompteur oblige. Il n’a pas fait d’entrée fracassante. Quand la salle s’est mise à hurler « mettons Hillary en prison », il a fait non de la main et a dit sur un ton très calme qu’il fallait plutôt la faire perdre en novembre. Il n’est pas allé jusqu’à répéter qu’il allait interdire d’entrée aux États-Unis des musulmans, mais aux gens en provenance de nations liées au terrorisme. La France en fait-elle partie ? Il est permis de poser la question. « On ne les veut pas chez nous. Je veux seulement qu’entrent dans notre pays des individus qui soutiendront nos valeurs et aimeront notre peuple. » Il a aussi dit qu’il ferait tout ce qui est en son pouvoir pour protéger les citoyens LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et transexuels), et quand la foule a applaudi, une grande première dans une convention républicaine, il l’a félicitée.

Enfin, lui qui d’habitude ne cesse de se faire mousser et ne connaît que la première personne s’est montré presque humble. Sauf lorsqu’il a lâché en parlant du système qui est, selon lui, faussé : « À moi seul, je peux le réparer. »

La suite sur: http://canalisations-marie.blogspot.fr/2016/07/2207-trump-officiellement-candidat_22.html

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