« Des nanoparticules dressées pour tuer le cancer »

Une équipe de biologistes et chimistes russes et finlandais ont développé des nanoparticules capables d’acheminer des substances pouvant tuer de l’intérieur les tumeurs cancéreuses.

Les détails sur ce nouveau type de nanoparticules utilisées à des fins de chimiothérapie ont été révélés dans un article publié par Journal of Controlled Release.

« Des nanoparticules renfermant des médicaments antitumoraux ont été introduites dans la culture cellulaire, après quoi les particules ont été exposées à des rayonnements électromagnétique ou infrarouge. L’augmentation de la température intérieure a eu pour effet la contraction du revêtement polymère et l’ouverture des pores par lesquels le médicament se répandait », a raconté Andreï Koudriavtsev, un des concepteurs des nanoparticules. Ces dernières années, des chercheurs ont mis au point plusieurs méthodes principalement nouvelles de traitement du cancer utilisant des nanoparticules organiques ou non-organiques. Parfois, les nanoparticules sont un moyen de supprimer la tumeur servant elles-mêmes de « cible » pour des cellules immunitaires ou le rayonnement laser.

Les nanoparticules peuvent également servir de « moyen de transport » de molécules dangereuses à l’intérieur de la tumeur, ce qui permet de réduire la dose nécessaire pour détruire des cellules cancéreuses.

Andreï Koudriavtsev et ses collègues ont réuni les avantages des deux approches et créé des nanoparticules de silicium poreux pouvant être remplies de n’importe quelle matière et acheminées à l’intérieur des tumeurs sans menacer les cellules et organes sains. Les chercheurs ont expliqué que leurs nanoparticules fonctionnaient grâce à une particularité des tumeurs, à savoir leur aptitude à accumuler tout ce qu’il y a de nocif pour l’organisme. En outre, la température à l’intérieur de la tumeur est d’ordinaire sensiblement supérieure à la normale, ce qui permet de la localiser aisément.

Les expériences sur les souris ont démontré que les nanoparticules détruisaient d’une manière efficace les cellules cancéreuses, en produisant un minimum d’effet nocif sur les tissus sains qui les entourent.

A l’heure actuelle, l’équipe est en train d’optimiser sa méthode, notamment la taille des particules, leur concentration et d’autres paramètres afin de rendre le traitement efficace et inoffensif pour l’homme.

Sources

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s